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Produits chimiques et cancer du sein
7 avril 2008, 2:00
Classé dans : Actualité, Agir, Bien-être, Santé | Tags: , , , ,

Bon, ce n’est peut-être pas un scoop, mais ça commence à être relayé par les médias de masse, un signe qu’il est grand temps d’agir! Je vous laisse prendre connaissance de cet article du journal Le Monde de Paul Benkimoun, paru le 3 avril 2008.

Des chercheurs européens dénoncent l’impact des produits chimiques sur le cancer du sein

Pour réduire le nombre de cancers du sein, il est indispensable de diminuer l’exposition aux produits chimiques, estiment des chercheurs européens dans un appel lancé, mercredi 2 avril, au Parlement européen de Bruxelles, à l’initiative de l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) et du CHEM Trust. Leur démarche s’appuie sur un rapport du professeur Andreas Kortenkamp, chef du service de toxicologie de l’université de Londres, rendu public à cette occasion.
Ce document souligne que les nouveaux cancers du sein augmentent dans la quasi-totalité des pays occidentaux et qu’en Europe, près d’une femme sur dix développe un cancer du sein.Les facteurs d’environnement sont les principaux responsables des cancers du sein, l’hérédité ayant une contribution évaluée à 27 % des cas. Les œstrogènes jouent un rôle déterminant dans leur survenue, un phénomène illustré par la baisse de leur incidence là où le traitement hormonal substitutif de la ménopause a diminué.

Cependant, Andreas Kortenkamp rappelle l’inquiétude à l’égard des produits chimiques à retentissement hormonal “présents dans la nourriture, les produits d’hygiène ou comme contaminants environnementaux”.

Parmi ces substances figurent les pesticides organochlorés comme le DDT, les polychlorobiphényles (PCB), les polychlorodibenzo-dioxines et les furanes, des agents filtrants anti-UV de crèmes solaires, des conservateurs et antioxydants comme les parabens… “La plupart d’entre eux se comportent comme l’hormone sexuelle féminine oestradiol”, note le rapport.

Les études menées sur le lien entre ces produits chimiques et le cancer du sein n’ont pas été concluantes, mais sont peu nombreuses. Afin d’éviter d’exonérer hâtivement ces substances, deux questions doivent être traitées, selon le rapport : celle de l’exposition cumulative à des substances mimant l’action des œstrogènes et les périodes d’exposition critique que représentent la puberté et la phase in utero.

La plupart des études se sont en effet focalisées sur un produit donné. Elles ignorant ainsi l’“effet cocktail” que peuvent produire les nombreux agents, perturbateurs endocriniens et cancérogènes, pouvant coexister dans les tissus.

Quant à la puberté, une étude américaine récente sur le lien entre cancer du sein et DDT, citée par le professeur Kortenkamp, a illustré l’“importance de l’exposition aux produits chimiques avant ou durant la puberté”.

Directeur général de l’Alliance pour la santé et l’environnement, Mme Génon Jensen invite les parlementaires européens à réduire l’exposition aux produits chimiques, à travers la réglementation Reach, la réforme des pesticides et la directive sur les cosmétiques, actuellement à l’étude.

Maintenant, parce qu’on veut toutes garder nos deux lolos ;-) et qu’on n’attendra pas l’Europe pour commencer à s’en préoccuper, voici les solutions que je vous propose :
  1. En ce qui concerne les produits cosmétiques, le guide Cosmétox de Greenpeace permet de voir en un coup d’œil les produits à éviter et surtout ceux qui sont recommandés par les scientifiques qui ont participé à l’élaboration de ce guide. Pour le consulter à l’écran sans vous tordre le cou, utiliser le clic droit de la souris pour faire pivoter la page (rotation horaire).
  2. Pour ce qui est de l’alimentation, ben vous connaissez certainement la solution, sans peut-être trop savoir comment vous y prendre pour ne pas vous ruiner. Les produits bio sont en effet bien connus pour être plus chers que les produits issus de l’agriculture conventionnelle, mais encore une fois des gens formidables ont tout arrangés pour vous : plusieurs réseaux vous proposent de vous approvisionner directement chez le producteur (il y a certainement une AMAP tout près de chez vous!) pour éviter les frais des distributeurs (Carrefour, Leclerc et autres…). Ainsi le produit bio ne vous coutera pas plus cher et vous ne serez jamais déçu par la qualité en plus de ne plus vous préoccuper des PCB et autres DDT. En plus, vous aurez la satisfaction de participer au soutient d’une agriculture biologique durable tout en profitant d’un rapport personnel et privilégié avec votre producteur local!
  3. Enfin, en ce qui concerne les furanes et les dioxines que l’on retrouve essentiellement dans les produits d’origine animale, ils proviennent en grande partie des infiltrations de ces substances dans les nappes phréatiques. C’est donc les sites d’enfouissement et les incinérateurs qui nous redonnent ce que nous avons «acheté, utilisé et jeté» comme on nous l’a si bien appris! Ici, les solutions se trouvent à trois niveaux : RÉDUIRE (faire des achats utiles et durables), RÉEMPLOYER, RECYCLER et VALORISER (compostage). Ce sont les 3R-V, un acronyme largement utilisé au Québec, qui doit certainement avoir son pendant français.

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En complément de ce billet et plus spécifiquement pour les québécoises, voici un site intéressant sur l’information sur les dangers des cosmétiques en Amérique du Nord : http://www.cosmeticsdatabase.com/index.php
C’est une vrai mine d’information, avec un moteur de recherche qui vous permet de vérifier la composition de vos produits ou marques préférés. Il y a aussi le même genre de classement que celui de Cosmétox (Europe) mais pour l’Amérique du Nord cette fois. Ici par exemple vous retrouvez un classement des crèmes solaires qu’on retrouve au Pharmaprix et autres Jean Coutu… :
http://www.cosmeticsdatabase.com/browse.php?category=sunscreenspf15andabove

Commentaire par Céline 9 avril 2008 @ 10:20



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